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Environnement

Risque sismique et de tsunami dans le Chili septentrional

Amaya fuenzalida-velasco

Nationality Chilean

Year of selection 2009

Institution Ecole Normale Supérieure (ENS)

Country France

Risk Environnement

Ph.D

3 years

120000 €

Le Chili, leader mondial des mégaséismes

Où a eu lieu le séisme le plus violent jamais enregistré ? Si vous pensez au Japon ou à l’Indonésie, vous avez tort ! Ce tremblement de terre de magnitude 9,5 a frappé le sud du Chili en 1960, laissant 2 millions de personnes sans domicile. Situé à la frontière entre deux plaques tectoniques convergentes, le pays est souvent le théâtre de séismes très importants.
Amaya Fuenzalida cherche donc à mieux évaluer les risques sismiques dans son pays d’origine. Elle consacre une partie de son projet au Chili septentrional, où le dernier tremblement de terre géant a eu lieu en 1877, engendrant l’un des tsunamis les plus dévastateurs de l’histoire. Depuis lors, de l’énergie s’est accumulée en raison de la convergence des plaques. Le séisme de Tocopilla en 2007 en a libéré une partie, mais d’après les experts, le pire reste à venir !
Pour évaluer les risques sismiques actuels dans le nord du Chili, Amaya Fuenzalida avait d’abord besoin de collecter tous les renseignements relatifs à l’événement de Tocopilla en 2007... Par chance, une quantité inouïe de données de grande qualité étaient disponibles. En effet, le tremblement de terre de Tocopilla a été enregistré par un vaste réseau de suivi mis en place par des institutions françaises, allemandes et chiliennes lors d’un projet collaboratif. La chercheuse essaie par ailleurs d’évaluer les effets potentiels d’un événement similaire à celui de 1877, notamment le risque d’un tsunami s’étendant le long du Pacifique.
En parallèle, Amaya Fuenzalida étudie le tremblement de terre de Maule, qui a eu lieu pendant sa thèse en 2010 dans le sud du Chili. Elle a recueilli des données sur le terrain concernant les répliques du séisme, et s’emploie aujourd'hui à les analyser. Les mégaséismes chiliens peuvent occasionner de nombreuses victimes et avoir un coût économique important. En 1985, un tremblement de terre dans le centre du pays s’est traduit par une baisse de près de 2 % du PNB. L’étude d’Amays Fuenzalida devrait aider les autorités nationales à atténuer les risques sismiques, et contribuer à réduire les conséquences néfastes des tremblements de terre.

Pouvez-vous décrire brièvement votre projet de recherche ?

Ma thèse porte sur l'une des zones sismiques les plus actives de la planète : le Chili. Ce pays se trouve dans la zone de subduction entre la plaque Sud-Américaine et la plaque de Nazca, deux plaques qui se rapprochent avec une vitesse de l’ordre de 7 cm par an. Cette convergence produit une accumulation d’efforts sur plusieurs dizaines d’années : l’énergie accumulée se libère au moment d’un séisme d’une manière très rapide et puissante, capable de produire d’énormes dégâts comme on vient de le voir dans le tremblement de terre du 27 février 2010 près de la ville de Concepción avec une magnitude de 8,8 (le plus fort connu au Chili depuis 1960, ce dernier étant le plus important jamais enregistré par la science).

Qu’est-ce qu’un gap sismique ?

Nous appelons un gap sismique une zone qui pendant son histoire a connu des séismes importants, montrant ainsi qu’elle est une zone active, mais qui n’a pas rompu depuis longtemps. Au Chili, les deux gaps sismiques sont le Gap du Nord entre la ville d’Arica et la péninsule de Mejillones, et le Gap du Sud, qui vient de rompre entre la ville de Valparaiso et la péninsule d’Arauco.

Quels sont les perspectives à long terme de votre recherche ?

Une fois les analyses de données effectuées, on connaitra plus en détail l’ensemble du processus de rupture et de la distribution des répliques, ainsi on pourra commencer à évaluer le potentiel de risque sismique dans cette région. Ces nouvelles connaissances nous seront des plus utiles pour aborder ensuite les risques du Gap du Nord, tant pour un tremblement de terre que pour un éventuel tsunami afin de donner plus de ressources aux campagnes d’alerte et aux procédures gouvernementales pour prévenir ces catastrophes naturelles.

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