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Socio-Economie

Comment les coopératives de finance peuvent-elles favoriser un système bancaire durable et réduire l'exposition de l'économie aux risques systémiques, aux risques de contraction de l'offre de crédit et aux risques intergénérationnels ?

Anaïs perilleux

Nationality Belgian

Year of selection 2012

Institution Université Catholique de Louvain

Country Belgium

Risk Socio-Economie

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Et si les banques devenaient des biens communs ?

Et si les banques étaient davantage traitées comme des biens communs ? Cela pourrait-il améliorer la stabilité du système financier ? Les banques coopératives, possédées non pas par des individus mais par leurs communautés d’usagers, ont déjà mis ces questions à l’épreuve et il semble que leur effet soit positif sur l’ensemble des risques systémiques. Peu de recherches ont cependant examiné ce qui, dans les réseaux de ces banques, permet de réduire les risques, et l’effet de cette réduction des risques sur leur rendement. Afin de le savoir, la chercheuse Anaïs Périlleux travaille en partenariat avec l’un des systèmes bancaires coopératifs les plus importants d’Europe.
En récoltant des années de données mensuelles issues de banques locales de ce réseau, elle a pu mesurer les interactions entre la prise de risque des banques, leur rendement et les financements issus de la banque d’émission. Ses analyses montrent que les niveaux de prise de risque et de rendement sont assez uniformes d’une banque coopérative à l’autre grâce aux mécanismes de solidarité qui les répartissent égalitairement. Etre financées par une banque d’émission fait prendre moins de risques aux banques du réseau et permet de mitiger les éventuels effets négatifs sur le rendement de toute prise de risque. Partant de cette information, Anaïs Périlleux entend étudier l’idée de faire des banques coopératives des biens communs, qui font preuve de beaucoup de résilience dans d’autres secteurs. Si cela explique leur impact positif sur les risques financiers systémiques, cela constituerait un argument en faveur de la diversification de l’appartenance des banques et tout ce que cela implique en matière de politique bancaire.

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