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Santé

Effets de l'obésité précoce sur l'inflammation cérébrale et les capacités cognitives chez le rat

Chloë boitard

Nationality French

Year of selection 2010

Institution INRA - Division GA

Country France

Risk Santé

Ph.D

3 years

120000 €

Ceci est votre cerveau sous l'emprise de graisses

Chloé Boitard cherche à connaître les conséquences d’une alimentation riche en graisses sur la mémoire. L’obésité précoce nuit bien davantage aux fonctions cérébrales que l’obésité à l’âge adulte, ce qui indique que le cerveau jeune est vulnérable aux effets néfastes de l’obésité.
L’obésité est une nouvelle pandémie que l’on sait associée à des troubles de la mémoire et de la cognition chez l’homme. Ces désordres peuvent s’avérer problématiques parmi les jeunes, car l’enfance et l’adolescence sont des périodes d’apprentissage et d’organisation cérébrale importantes. Les rats qui reçoivent un régime riche en graisse à l’adolescence présentent des troubles mnésiques. Notre principale découverte est que ces dérèglements n’apparaissent pas quand les sujets ne sont alimentés de la même manière qu’à l’âge adulte : l’adolescence est donc une période sensible pendant laquelle une alimentation très grasse a un effet sur le cerveau. Nous tentons à présent de cerner les mécanismes qui gouvernent ces troubles liés à l’apport en graisse, afin de mieux les prévenir.
Pendant les vingt dernières années, le nombre d’enfants en surpoids ou obèses a bondi de 60 %. Pour l’expliquer, on pointe souvent du doigt les régimes hypercaloriques et riches en matières grasses. Chloé Boitard étudie l’incidence d’une exposition précoce à une alimentation grasse sur le développement des compétences et des capacités d’apprentissage. En effet, l’obésité, facteur de risque notamment pour les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer, altère également les fonctions cognitives chez l’adulte. Durant son mémoire de master, Chloé Boitard a mis en évidence que les rats juvéniles recevant une alimentation riche en graisses présentaient une altération de certaines formes de la mémoire à long terme. La scientifique va à présent rechercher les causes de ces résultats. On sait que les inflammations, toujours observées chez les sujets obèses, perturbent les fonctions cérébrales.
Dégager le rôle exact de l’inflammation cérébrale chez les rats juvéniles pourrait constituer un premier pas vers l’élaboration de stratégies pharmaceutiques et nutritionnelles visant à protéger les enfants contre les conséquences néfastes d’une alimentation très grasse.

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