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Environnement

Les événements climatiques de faible ampleur ont un coût, eux aussi

Christian rohrbeck

Nationality German

Year of selection 2017

Institution

Country Germany

Risk Environnement

Post-Doctoral Fellowship

2 years

125000 €

Les catastrophes naturelles ne sont pas les seuls phénomènes à présenter un risque pour la société et l’économie. En réalité, les événements climatiques de faible ampleur, comme les fortes précipitations et les périodes de fonte de neige, sont responsables de la majorité (60 %) des pertes assurées mondiales. La prévision de tels épisodes, ainsi que la chaîne de répercussions néfastes qui peut s’en suivre, s’avère une tâche particulièrement complexe. « Les modèles statistiques actuels présentent des limites évidentes », souligne le Dr Christian Rohrbeck pour présenter les objectifs de son projet post-doctoral. « Ils ne fournissent aucune explication sur la dynamique des phénomènes météorologiques qui conduit aux pertes matérielles. » Le chercheur souhaite donc développer une nouvelle méthodologie qui permettra d’affiner l’évaluation des risques induits par de tels événements climatiques sur un plan régional beaucoup plus détaillé. Dans le contexte du changement climatique, son objectif est également de mesurer l’impact du réchauffement planétaire en termes de fréquence et de gravité des risques. Les résultats de ce projet aideront la société et l’économie à divers égards, notamment en vue de l’élaboration de futures mesures de protection.

« Mon projet de recherche est axé sur les dommages matériels. J’analyserai, plus spécifiquement, les déclarations de sinistres liés à des événements climatiques ayant entraîné des inondations, tels que les fortes précipitations et les périodes de fonte de neige », explique le Dr Rohrbeck. « Les modèles statistiques actuels ne sont pas assez précis et n’expliquent pas comment une suite de phénomènes météorologiques peut entraîner des pertes financières colossales. Cette modélisation présente un grand nombre de difficultés en raison du caractère complexe et des écarts régionaux en matière de risque, que ce soit en termes de variations géographiques et climatiques, de topologie ou de facteurs socio-économiques. » Pour expliquer son propos, il précise : « une certaine quantité de pluie peut s’avérer dangereuse pour une ville donnée et ne poser aucun risque pour une autre ». « Les modèles doivent donc tenir compte des variations spatiales. En d’autres termes, ils doivent cibler et gérer simultanément un large éventail de statistiques », poursuit-il. Pour atteindre son objectif, cette nouvelle méthodologie devra être tout à la fois flexible et rigoureuse, mais aussi efficace en termes de calculs informatiques.

Une meilleure modélisation des risques

Le Dr Christian Rohrbeck développera cette nouvelle méthodologie en s’appuyant sur des recherches menées au cours de son doctorat et sur deux de ses articles scientifiques, publiés l’année dernière. Il approfondira les approches qu’il avait alors adoptées et explorera de nouvelles pistes, afin d’atteindre les objectifs suivants : modéliser le lien entre le nombre de déclarations de sinistres, mais aussi entre l’ampleur des demandes d’indemnisation, et les paramètres météorologiques. Il veut également évaluer l’impact du changement climatique sur les déclarations de sinistres. L’efficacité de ces modèles sera évaluée par rapport aux données d’assurance couvrant l’ensemble des municipalités norvégiennes.

Qu’ils soient liés à des événements climatiques de faible ou de grande ampleur, les coûts d’assurance s’envolent en raison du réchauffement de la planète et du changement climatique. « À de nombreux égards, la société et l’économie sont vulnérables face aux conditions météorologiques, et les assurances jouent un rôle essentiel pour se prémunir de tels risques », insiste le Dr Christian Rohrbeck. En ce sens, ce projet aura des répercussions considérables sur la communauté scientifique, mais aussi sur le débat public. Les résultats de ces travaux seront non seulement bénéfiques au secteur des assurances et au dynamisme de la recherche scientifique, mais informeront également les politiciens et les décideurs sur les mesures à prendre pour préparer l’avenir.