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Environnement

Comprendre Katla, le volcan islandais tristement célèbre qui ne se repose jamais : leçons de 1918

Jacqueline owen

Nationality British

Year of selection 2012

Institution Lancaster University

Country United Kingdom

Risk Environnement

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Prévenir plutôt que guérir : recherches autour de l’éruption de Katla en 1918

En 2010, l’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull a fortement perturbé le trafic aérien mondial. Son voisin, Katla, est plus gros encore. Ce puissant volcan entre généralement en éruption deux fois par siècle, où il crache à profusion de la lave et de la roche fragmentées, dont des cendres, et provoque d’énormes inondations en faisant fondre la glace qui le recouvre. Cela fait maintenant 97 ans que Katla est entré en éruption pour la dernière fois : une éruption gigantesque en 1918 qui a recouvert la moitié de l’Islande d’un manteau de cendres et provoqué une des inondations les plus importantes de l’histoire. A son plus fort, le courant était plus puissant que celui du fleuve Amazone et les côtes islandaises ont été allongées de plusieurs kilomètres par les sédiments de Katla transportées par le courant. Cette éruption a produit cinq fois plus de matière qu’Eyjafjallajökull en 2010. On imagine aisément les dégâts que provoquerait une éruption similaire à celle de 1918 dans le monde actuel.
C’est pour ces raisons que Jacqueline Owens a décidé de se pencher sur ce cas. Elle étudie l’éruption de 1918 afin de comprendre Katla, ce qui détermine les dynamiques de ses éruptions et pourquoi elles sont si explosives. Pour le découvrir, la chercheuse étudie la cendre, la taille de ses grains, sa géochimie, sa composition gazeuse et ses populations de bulles et de cristaux. Cette analyse des caractéristiques physiques et chimiques de la cendre lui permet de déduire de nombreux éléments sur les conditions qui l’ont formée et ainsi sur ce qui s’est passé lorsque le volcan est entré en éruption pour la dernière fois. Connaître la profondeur du magma avant l‘éruption et la vitesse à laquelle il a atteint la surface permettra par exemple aux scientifiques de mieux interpréter les données sismiques et identifier si une éruption va survenir, et quand. Autre question cruciale : savoir ce qui a déterminé la nature explosive de l’éruption de 1918. Était-ce le gaz contenu dans le magma ou bien l’interaction du magma avec la glace fondue, qui se serait soudainement transformée en vapeur ? Le savoir pourrait nous aider à prédire quand auraient lieu les phases les plus explosives de l’éruption et à expliquer comment Katla a pu faire fondre tant de glace si rapidement et provoquer une inondation d’une telle ampleur. De plus, savoir la quantité de gaz que le volcan a libérée dans l’atmosphère en 1918 aidera les scientifiques à prédire les effets que pourraient avoir ses émissions sur l’agriculture et le climat actuels. Puisque mieux vaut prévenir que guérir, Jacqueline Owens entend bien être prévenue, plutôt deux fois qu’une, lors du prochain réveil du volcan.

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