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Environnement

Impact environnemental de l'éruption de Tambora de 1815 à l'horizon 2015

Jessica kandlbauer

Nationality Swiss

Year of selection 2009

Institution University of Bristol

Country United Kingdom

Risk Environnement

Ph.D

3 years

120000 €

Conséquences environnementales d’une éruption similaire à celle du Tambora de 1815 deux siècles plus tard

L’année 1816 fut appelée « l’année sans été ». En effet, le 5 avril 1815, le volcan Tambora, situé sur l’île indonésienne de Sumbawa, entre soudainement en éruption dans une détonation fracassante audible à plus de 1 400 km de distance. Cette manifestation déjà très importante n’est pourtant rien comparée à ce qui devient 5 jours plus tard la plus violente éruption volcanique dont nous gardons la trace. Plus de 100 km3 de roches pulvérisées sont alors projetées dans l’atmosphère par une explosion 52 000 fois plus puissante que le bombardement d’Hiroshima, tuant au moins 60 000 personnes. En conséquence, la montagne passe de 4 300 m d’altitude à 2 850 m, et les rejets de SO2 dans l’atmosphère sont tels que le climat du monde entier s’en ressent. En 1816, plusieurs régions du monde observent ainsi un changement climatique, avec une chute de température de plusieurs degrés Celsius. L’impact sur l’agriculture est si violent que l’Europe affronte famines et maladies.
Que se passerait-il si une éruption de ce type se produisait dans notre monde moderne ? C’est la question à laquelle Jessica Kandlbauer tente de répondre dans le cadre de son doctorat à l’Université de Bristol. Pour ce faire, la chercheuse a structuré sont projet en quatre phases. Dans un premier temps, elle a analysé les documents d’archives et les références de l’époque afin de reconstituer l’éruption du Tambora. La scientifique s’est ensuite concentrée sur l’aspect volcanologique en étudiant comment les particules se forment et se répandent dans l’air. Elle pourra ainsi évaluer la réponse climatique attendue si une éruption similaire à celle du volcan Tambora avait lieu aujourd’hui.
Jessica Kandlbauer va cependant au-delà de l’aspect environnemental, et examinera également les incidences socioéconomiques d’une telle catastrophe. Vous rappelez-vous l’interruption totale du trafic aérien décrétée en Europe à cause de l’éruption du volcan Eyjafjallajökull en 2010 ? Le cas envisagé par la chercheuse serait encore plus problématique en termes d’évacuation de la population, de santé, de flux migratoires et de coût économique. Grâce à ses travaux, Jessica Kandlbauer entend élaborer un modèle prévoyant ce qui arriverait, mais aussi ce qu’il faudrait planifier pour réduire les pertes humaines et les conséquences socioéconomiques à déplorer si ce « cygne noir » entrait encore en éruption.
Le principal objectif de ce projet est d’étudier les conséquences environnementales qu’aurait aujourd'hui une éruption du volcan Tambora similaire à celle de 1815. Il est divisé en quatre grandes phases : synthèse des documents historiques et de la littérature contemporaine ; analyse volcanologique d’échantillons de cendres du volcan Tambora ; modélisation des effets sur le climat mondial d’une éventuelle éruption du Tambora de nos jours, en tenant compte de la variabilité saisonnière, et ; évaluation du risque et de la vulnérabilité volcaniques en vue d’évaluer les conséquences environnementales et socioéconomiques en Asie du Sud-Est.


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