Bannière Cookies

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites.

Santé

Maladie d’Alzheimer : détection des premiers symptômes pour une meilleure prise en charge thérapeutique

Julia Guiomar niso galan

Nationality Spanish

Year of selection 2016

Institution Center for Biomedical Technology, Universidad Politécnica de Madrid

Country Spain

Risk Santé

Post-Doctoral Fellowship

2 years

130000 €

Avec le vieillissement de la population mondiale, la forme la plus commune de démence, la maladie d’Alzheimer (MA), est devenue un problème majeur de santé publique. Aujourd’hui encore, cette maladie demeure largement mystérieuse, avec pour l’instant aucun marqueur connu qui pourrait confirmer avec certitude le diagnostic et aucun traitement disponible pour interrompre ou inverser l’évolution de l’affection. Afin de favoriser le développement de nouvelles approches thérapeutiques, il est à l’évidence nécessaire de progresser dans la compréhension de cette maladie, notamment en mettant à jour des indicateurs fiables de la présence et de l’évolution des symptômes. Le Dr Julia Guiomar Niso Galán a donc décidé d’examiner l’hypothèse selon laquelle un déséquilibre de l’activité neuronale indiquerait la prévalence d’un stade précoce et préclinique de la MA.

« Il n’existe pour l’instant aucun traitement efficace de la maladie d’Alzheimer, et de nombreux scientifiques estiment que c’est parce que ces traitements débutent trop tard, à un stade où les dommages du cerveau sont irréversibles », explique le Dr Julia Guiomar Niso Galán. « Les méthodes de diagnostic actuelles ciblent toutes l’accumulation d’une molécule appelée la bêta amyloïde (Aβ), l’une des caractéristiques observées dans les cas de MA. » « Mon hypothèse est que nous pourrions diagnostiquer la maladie à un stade plus précoce en étudiant les dysfonctionnements de l’activité cérébrale », résume-t-elle. En effet, le postulat du Dr Julia Guiomar Niso Galán est que les altérations des facteurs inhibiteurs et excitateurs de l’activité neuronale précèdent l’accumulation de peptides Aβ, et la formation de plaques. « L’une des explications possibles serait que le dépôt de plaques de peptides Aβ dans le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer serait l’une des principales conséquences des perturbations de l’activité neuronale, et non l’inverse », affirme notre chercheur.

Détecter les premiers stades d’une activité neuronale anormale chez des patients susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer

Afin de tester son hypothèse, le Dr Julia Guiomar Niso Galán comparera des enregistrements de l’activité cérébrale collectés au cours des quatre dernières années sur plus de 500 participants. En vue d’étudier l’activité cérébrale aux différents stades de la MA et dans des cas de suspicions de MA, 4 catégories de patients ont été choisies : des patients déclarés, des patients souffrant de troubles cognitifs légers, des sujets se plaignant de troubles de mémoire et des sujets asymptomatiques. À l’aide d’une technique de neuro-imagerie, le Dr Julia Guiomar Niso Galán et son équipe essaieront de détecter des manifestations précoces d’une activité cérébrale anormale chez ces participants susceptibles de développer la maladie. « En raison du type et du nombre de participants sélectionnés, mais aussi de la durée de l’étude, nous savons qu’une partie des données collectées proviendront de patients qui développeront la maladie d’Alzheimer dans le futur », précise le Dr Julia Guiomar Niso Galán. « En étudiant leur activité cérébrale avant les premiers signes cliniques de la maladie, nous espérons identifier des indicateurs fiables qui pourraient autoriser un diagnostic précoce, et même prévenir la maladie chez les populations à risques ». « Notre objectif ultime est de pouvoir mesurer le risque de développer la maladie chez des personnes saines », ajoute-t-elle.

Les estimations actuelles indiquent qu’environ 50 millions de personnes dans le monde sont atteintes de démence, et ce chiffre devrait doubler au cours des 20 prochaines années. Cette épidémie représente non seulement un problème majeur de santé publique, mais produit également un effet dévastateur sur la vie des patients et de leurs familles. En tentant de détecter les manifestations précliniques et précoces de la maladie d’Alzheimer, l’objectif du Dr Julia Guiomar Niso Galán est de contribuer à améliorer la prise en charge thérapeutique et la prévention.