Bannière Cookies

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites.

Santé

Rôle des interneurones à parvalbumine dans le cortex dans le comportement de peur

Julien courtin

Nationality French

Year of selection 2010

Institution Université Victor Segalen Bordeaux 2

Country France

Risk Santé

Ph.D

3 years

120000 €

Les réseaux de la peur

La peur est au cœur de conditions psychiatriques graves telles que les troubles anxieux. Les mécanismes cérébraux liés à cette émotion et aux comportements qu’elle incite à adopter demeurent cependant en grande partie inconnus. En partant du constat que le cortex préfrontal du cerveau joue un rôle majeur dans le comportement de peur, Julien Courtin a cherché à identifier les mécanismes précis qui font entrer en jeu certains neurones préfrontaux. Les résultats de ses recherches indiquent que l’inhibition de circuits cérébraux spécifiques pourrait constituer une solution pour réguler des troubles liés à la peur.

LES RÉSEAUX NEURONAUX DE LA RECHUTE

Julien COURTIN, Bénéficiaire d'une bourse doctorale AXA
Université Victor Segalen - Bordeaux 2, France


Les structures cérébrales impliquées dans les différentes addictions sont aujourd’hui mieux connues. Mais il reste des zones d’ombres. Les mécanismes de la rechute, notamment, gardent encore une grande part de mystère. Julien Courtin, doctorant au sein de l’équipe « Physiopathologie de l’addiction » dirigé par Pier Vincenzo Piazza au Neurocentre Magendie de Bordeaux, espère, grâce à des électrodes implantées dans des zones très précises du cerveau de rats « drogués », lever une partie du voile.
Le jeune scientifique vient de démarrer sa thèse sous la direction du chercheur Cyril Herry, avec qui il s’était initié à cette technique en étudiant chez des souris l’activité des neurones dans la récidive de la peur. Il veut désormais observer la réorganisation des circuits neuronaux qui s’opère au cours de la rechute des comportements addictifs. Pour cela, Julien Courtin doit réussir à mesurer l’activité électro-physiologique de neurones individuels au sein de trois structures différentes du cerveau – le noyau accumbens, l’amygdale et le cortex préfrontal – qui, ensemble, font partie du « réseau de la récompense ». La difficulté ? Chaque structure comporte des millions de neurones ! Il lui faudra donc décortiquer les circuits neuronaux impliqués pour « viser juste ». De plus, il devra procéder aux différents enregistrements de manière simultanée, chez des rats libres de leurs mouvements, au moment de la rechute. Une gageure.
Julien Courtin mène ses expériences sur des rats rendus dépendants à la cocaïne selon un procédé très contrôlé. Les rats peuvent volontairement s’injecter la drogue en intraveineuse en passant leur nez dans un trou, appelé « nose poke ». L’intérêt de ces « modèles animaux » est qu’ils reproduisent les symptômes humains de l’addiction. Au bout des trois mois d’expé- rience, les rats peuvent être classés dans deux groupes. Certains gardent un contrôle sur leur prise de drogue. Ce sont les « non addicts ». D’autres rongeurs – 17% du groupe, proportion que l’on retrouve chez l’homme – perdent ce contrôle et deviennent addicts. « La persévération des animaux à rechercher de la drogue nous permet d’évaluer leur degré de dépendance. Nous pourrons ainsi déterminer à quel instant intervient ce comportement pathologique et le quantifier, en le corrélant avec l’activité des neurones », précise Julien Courtin.
De plus, 90% des rats addicts qui, après une pé- riode d’abstinence, retrouvent les stimuli environnementaux associés à la prise de drogue, rechutent. C’est cette phase précise qui inté- resse Julien Courtin, car le phénomène, là encore, est identique chez l’homme. « In fine, l’idée est de s’attaquer à cet état là. D’identifier des neurones qui vont vraiment conduire l’animal à consommer à nouveau la substance d’abus et qui pourront devenir la cible de médicaments pour prévenir les rechutes. Car il n’y en a pas aujourd’hui. »

Pour ajouter ou modifier une information de cette page, vous pouvez nous contacter à l'adresse suivante : community.research@axa.com