Bannière Cookies

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites.

Santé

Essai sur les modifications des mécanismes olfactifs comme biomarqueurs des troubles de l’humeur : étude multidisciplinaire

Kalliopi apazoglou

Nationality Greek

Year of selection 2012

Institution University of Geneva

Country Switzerland

Risk Santé

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Comment (vous) sentez-vous aujourd'hui ?

L’odeur du café qui réveille vos sens le matin, celle des petits plats de vos parents qui vous ramènent à l'enfance… Quoiqu’il puisse sembler aller de soi, le sens de l’odorat humain remplit un rôle particulier de par ses connexions étroites avec la mémoire et les émotions dans le cerveau. Les personnes souffrant de dépression peuvent ainsi rencontrer des problèmes d’odorat ou d’olfaction, comme une sensibilité amoindrie aux odeurs ou une incapacité à apprécier les odeurs normalement agréables. L’olfaction est aussi l’une des voies les plus directes par lesquelles les informations vitales de notre environnement arrivent au cerveau - par exemple la présence de nourriture, le danger (imaginez une fuite de gaz) et les signaux sociaux, ce qui nous permet d’y répondre rapidement, consciemment ou non. La perte de cette capacité dans le cadre de la dépression, ajoute un handicap comportemental à une situation de vulnérabilité préexistante.
Kalliopi Apazoglou cherche à comprendre les relations entre l’olfaction et les troubles de l’humeur, encore peu étudiées. Comme les émotions et l’olfaction activent les mêmes zones du cerveau, la chercheuse souhaite savoir si une dysfonction de ces zones en cas de trouble de l’humeur provoque des changements dans la façon dont les odeurs sont perçues. Ses données préliminaires, issues d’imageries cérébrales de patients, révèlent que lorsque des personnes souffrant de dépression sévère sentent les odeurs, l’activité d’une zone spécifique du cerveau est amoindrie, comme si la réponse aux odeurs était émoussée. Mais existe-t-il des parallèles entre fonctions olfactives, traits de personnalité et états émotionnels ? Pour le savoir, la chercheuse mesure la réaction des patients à différentes odeurs et les étudie en corrélation avec les résultats de questionnaires comportementaux. Elle a par exemple trouvé que l’anxiété et la réactivité émotionnelle ont un impact conséquent sur la façon dont les personnes évaluent l’agréabilité des odeurs, amplifiant le plaisir ou le déplaisir. L'objectif de Kalliopi Apazoglou est de découvrir les mécanismes sous-jacents qui influent sur l’olfaction et les troubles de l’humeur. Elle espère ainsi contribuer à améliorer tant la prévention que le diagnostic de la dépression, maladie pouvant toucher jusqu'à 20% de la population mondiale.

Comment la dépression affecte-t-elle l'odorat ?

La dépression sévère, un mal qui touche près de 20% de la population mondiale, a de nombreuses conséquences sur les personnes qui en sont atteintes. Kalliopi Apazoglou s'intéresse aux corrélations entre dépression et odorat chez le rongeur et l'être humain. L'idée est de mieux comprendre comment la dépression affecte la perception olfactive et son fonctionnement neurophysiologique. Idéalement, ceci devrait servir au diagnostic de la maladie en révélant les dysfonctionnements spécifiques à l'état dépressif et pourrait conduire à l’élaboration d’outils cliniques sous la forme de tests olfactifs simples et non-invasifs.

Pour ajouter ou modifier une information de cette page, vous pouvez nous contacter à l'adresse suivante : community.research@axa.com