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Santé

Étude des politiques de santé publique visant à améliorer les soins de fin de vie des personnes âgées

Lara pivodic

Nationality Austrian

Year of selection 2016

Institution Faculty of Medicine and Pharmacy, Vrije Universiteit Brussel

Country Belgium

Risk Santé

Post-Doctoral Fellowship

2 years

130000 €

Les personnes âgées sont les plus susceptibles de subir une mauvaise qualité de vie et une fin de vie difficile en raison des maladies chroniques dont elles souffrent. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, un nombre croissant de personnes dans le monde se retrouvent dans cette position. Prendre soin des populations plus âgées dans la dernière phase de leur vie constitue l’un des plus grand défis que les systèmes de santé auront à relever dans un proche avenir. Toutefois, nous n’avons aucune vision globale des politiques publiques susceptibles d’améliorer, à moindres coûts, les soins de fin de vie. Le Dr Lara Pivodic compte remédier à ce manque en améliorant considérablement notre compréhension des risques sociétaux en jeu, et en proposant une vue complète des politiques et des programmes publics actuellement disponibles pouvant faire face à ces risques. À terme, son objectif est d’améliorer les soins prodigués aux personnes qui meurent de maladies chroniques à un âge avancé.

« Les personnes âgées peuvent cumuler plusieurs maladies chroniques en même temps. Cela détériore considérablement et durablement leur santé, et les conduit à rencontrer toute une série de problèmes, parmi lesquels la douleur physique et la douleur psychologique », explique le Dr Lara Pivodic. « Les soins que reçoivent ces patients sont souvent inadaptés : pas de soins palliatifs, chimiothérapie inutile, hospitalisations inappropriées avant la mort, etc. » Ces dispositions de soins inadaptées conduisent à une dégradation de la qualité de vie et peuvent mener à une augmentation des dépenses sociales et de santé liées à l’âge suite à des symptômes non traités, à un épuisement des soignants familiaux et à l’abus de traitements inutiles. « Ces répercussions néfastes pourraient être atténuées ou empêchées en améliorant l’accès à des soins de qualité, y compris les soins palliatifs, vers la fin de vie des personnes âgées », explique le Dr Pivodic. Selon elle, l’une des principales raisons de ces pratiques peu judicieuses est le manque d’information quant aux risques associés à des soins de fin de vie de mauvaise qualité. « Il existe très peu d’études sur la qualité des soins de fin de vie prodigués à la population âgée », confie-t-elle. Avec l’aide de son équipe, elle entend proposer aux décideurs les informations dont ils ont besoin pour décider de la politique à mettre en œuvre.

Examen des politiques de santé publique au niveau de l’UE et de la Belgique afin de déterminer les plus efficaces

Afin de pouvoir réaliser cette précieuse synthèse, le Dr Lara Pivodic et son équipe adopteront une approche en deux étapes. Pour commencer, les chercheurs effectueront une analyse de la qualité des soins de fin de vie au sein de la population des plus de 85 ans en Belgique. Ainsi, l’étude visera à décrire avec précision les principaux risques associés à des soins de fin de vie de mauvaise qualité chez les personnes âgées. La seconde étape consistera en une approche plus innovante. Le Dr Lara Pivodic déterminera si des politiques sanitaires et sociales en Belgique et au sein de l'UE sont disponibles pour aborder les risques de soins de fin de vie de mauvaise qualité. Afin de réaliser cette partie de l’étude, l’équipe procèdera à une analyse documentaire et consultera également des experts et des parties prenantes.

La recherche du Dr Lara Pivodic se focalise sur une population doublement vulnérable qui n’a pas reçu beaucoup d’attention jusqu’à présent, celle des personnes de plus de 85 ans qui sont en train de mourir de maladies évolutives et incurables. Son projet jettera des bases importantes pour améliorer la qualité de vie de ce groupe d’âge, aujourd’hui comme demain. « Les soins palliatifs et de fin de vie doivent être améliorés partout dans le monde. Mais certains pays ont de meilleures politiques que d’autres », observe le Dr Pivodic. En réalisant cette étude, elle entend révéler les politiques qui ont le potentiel d’atténuer voire d’empêcher les risques sanitaires, sociaux et socio-économiques qui sont la conséquence de soins de fin de vie de mauvaise qualité.