Bannière Cookies

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites.

Santé

Découverte des mécanismes moléculaires des voies de tolérance des lésions de l’ADN

Luisa laureti

Nationality Italian

Year of selection 2013

Institution Molecular and structural bases of living organisms (Inserm)

Country France

Risk Santé

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Déviations de l’ADN pour éviter des bouchons génétiques

Notre matériel génétique, l’ADN, pourrait sembler bien à l’abri au fin fond de nos cellules, mais celui-ci est constamment attaqué. L’ADN souffre en effet des dommages causés par des produits chimiques, des radiations et des molécules réactives. Si nos cellules réparent la grande majorité de ces problèmes avec une efficacité redoutable, il arrive que certains dommages causés à l’ADN passent inaperçus. Or, ceux-ci pourraient être impliqués dans le vieillissement, des cas de cancer et d’autres maladies. Ces lésions peuvent en effet provoquer un blocage au moment de la réplication de l’ADN, étape nécessaire à la copie et la division d’une cellule. Bien heureusement, les cellules possèdent deux systèmes permettant de pallier ce problème. Le premier consiste à contourner l’obstacle, mais la copie de la cellule risque alors de contenir des erreurs. Le second, appelé «la voie de contournement des dommages », permet de répliquer fidèlement le code génétique non-endommagé. Bien qu’ils soient particulièrement importants pour notre santé, ces ingénieux mécanismes cellulaires sont toujours mal compris par les chercheurs aujourd’hui.
Afin d’observer ce phénomène en action, le docteur Luisa Laureti et son équipe ont développé des outils permettant de créer des lésions à certains endroits précis de l’ADN de bactéries et ainsi d’identifier quelle voie utilisent les bactéries pour passer outre. La chercheuse a découvert que la bactérie E. coli présente une forte préférence pour la voie de contournement des dommages lors de sa reproduction. Des techniques de biologie moléculaire vont ensuite permettre à Luisa Laureti d’identifier les protéines impliquées dans ce type de réparation et de déterminer leur fonctionnement.
Les techniques développées par la chercheuse lui permettront également de comparer les dommages causés à l’ADN par différentes sources afin d’identifier quelle voie de réparation prédomine dans chaque cas. Si le système dominant est susceptible de contenir des erreurs, il est possible que cela se traduise par un plus grand risque pour que ces lésions se transforment en maladie. L’ensemble des résultats de Luisa Laureti permettront non-seulement de mieux comprendre l’origine des cancers et du vieillissement, mais aussi d’établir des stratégies pour combattre les dommages causés à l’ADN qui peuvent survenir lorsque nous sommes exposés à des substances cancérigènes présentes sur notre lieu de travail ou dans l’environnement.

Pour ajouter ou modifier une information de cette page, vous pouvez nous contacter à l'adresse suivante : community.research@axa.com