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Environnement

Comprendre, diminuer et contrôler les effets du changement climatique en Afrique

Mark new

Nationality South African

Year of selection 2016

Institution University of Cape Town

Country South Africa

Risk Environnement

Chairs

15 years

900000 €

Les pays africains sont parmi les plus vulnérables au changement climatique. Les obstacles de développement auxquels ils doivent faire face – pauvreté élevée, systèmes gouvernementaux instables ou faibles, manque d’investissement dans les infrastructures et dans la technologie, dégradation de l’écosystème – aggravent l’impact du chnagement climatique. Des effets néfastes sont déjà visibles dans le sud de l’Afrique : diminution des réserves en eau, production agricole et sécurité alimentaire en baisse, augmentation du coût économique et social, des phénomènes météorologiques extrêmes. Compte tenu du fait que la population africaine de 1,1 milliard d’habitants devrait plus que doubler d’ici à 2050, il est fort probable que ces conséquences sociétales du changement climatique s’aggravent dans le futur.

Procéder à une évaluation de l’impact du changement climatique sur le sud de l’Afrique est d’une importance capitale pour le développement économique et social de la région. Toutefois, la tâche est rendue difficile par la multitude et l’hétérogénéité des prévisions des modèles climatiques, ainsi que par la complexité de l’écosystème et des systèmes sociétaux. Une meilleure expertise est nécessaire, mais la communauté professionnelle et scientifique qui travaille sur le changement climatique est relativement restreinte en Afrique. C’est dans ce contexte qu’a été créée la Chaire AXA sur les risque climatiques en Afrique au sein de l’Initiative pour le Climat Africain et le Développement (ACDI) à l’université du Cap. Le projet a pour vocation de faire avancer de manière significative le domaine de la recherche sur le risque climatique africain. Au cours des 15 prochaines années, trois à quatre titulaires de chaires se succéderont, dans le but de produire des travaux innovants alliant les dernières avancées de la recherche sur le changement climatique et les enjeux de développement en Afrique.

Sur le long terme, l’un des objectifs clés du programme sera d’améliorer notre compréhension des risques passés, présents et futurs liés au climat. Cela inclut à la fois les risques liés au phénomène climatique lui-même, mais aussi ceux qui découlent de l’exposition et de la vulnérabilité des pays du sud de l’Afrique. Ces résultats permettront d’identifier différentes manières d’améliorer leur résilience, et de déterminer des mécanismes à mettre en œuvre à grande échelle avec au concours d’organismes exécutifs. Par ailleurs, la Chaire AXA sur les risques climatiques en Afrique a également à cœur, tout comme l’université du Cap, d’attirer les cerveaux les plus brillants du continent. Le but étant de leur donner envie de rester, ou de revenir travailler en Afrique, sur des enjeux africains. La Chaire permettra ainsi la formation d’une nouvelle génération de chercheurs.

Le Professeur Mark New, le premier titulaire de la chaire : comprendre et mesurer les conséquences de l’activité humaine sur le risque climatique

Chacun des titulaires chaires devra proposer et entreprendre des recherches spécifiques à son domaine d’expertise, en s’appuyant sur les résultats obtenus précédemment. Le professeur Mark New sera le premier à occuper cette position. Ses recherches porteront sur la manière dont les phénomènes climatiques extrêmes comme les crues, les périodes de sècheresse, les vagues de chaleur ou encore les ouragans, sont en train d’évoluer du fait du changement climatique. « Il y a toujours eu des catastrophes naturelles liées au climat, mais le changement climatique est en train de bouleverser leur fréquence et leur intensité », explique le chercheur. Son but est de comprendre comment et à quel point l’activité humaine change les risques liés aux phénomènes extrêmes, et ainsi d’évaluer les conséquences sur la sécurité alimentaire et sur l’approvisionnement en eau.

Pour parvenir à ses fins, Mark New a décidé d’adopter une approche multidisciplinaire qui allie les domaines du risque climatique et météorologique, mais aussi l’agronomie, l’hydrologie et l’économie. « Mon programme de recherche s’articule en deux parties », précise le professeur Mark New. « D’une part, nous voulons déterminer quelle proportion de l’impact des phénomènes extrêmes est due au réchauffement climatique et quelle part est due à la variabilité naturelle ». Pour le découvrir, le professeur New va comparer des modèles climatiques avec et sans le réchauffement climatique. Les caractéristiques de l’effet de serre et du réchauffement des océans pourront être ajoutées ou retirées des modèles, de manière à évaluer leur impact sur la fréquence et l’intensité des phénomènes extrêmes. « L’autre partie du programme de recherche consistera à évaluer l’influence de l’activité humaine sur le terrain cette fois. » En d’autres termes, il s’agira par exemple de savoir si la manière dont les Hommes gèrent les terres a un effet sur leur vulnérabilité aux inondations et aux périodes de sécheresse.
Les deux approches sont particulièrement innovantes dans ce domaine de recherche. L’objectif global est de déterminer quels secteurs devraient se voir accorder le plus d’investissement de manière à minimiser les risques liés au changement climatique. Les résultats du professeur New pourront notamment aiguiller les gouvernements dans leurs décisions en matière de résilience. Les conclusions seront d’une importance fondamentale pour le secteur public, privée et pour les organisations de la société civile. Une étroite collaboration avec ces acteurs est d’ailleurs prévue, de façon à maximiser l’impact sociétal de la Chaire AXA sur les risques climatiques en Afrique.