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Santé

Compréhension du rôle des cellules dendritiques pulmonaires dans la résistance à la grippe : de la souris à l'homme

Matthew collin

Nationality British

Year of selection 2011

Institution Newcastle University

Country United Kingdom

Risk Santé

AXA Projects

3 years

570000 €

La grippe frappe à notre porte

Au cours du siècle dernier, la grippe A a causé à trois reprises de graves épidémies au niveau mondial, avec des taux d'infection et de mortalité significatifs. Même les épidémies de grippe saisonnière, moins virulentes, ont leur prix : de récentes estimations montrent qu'elles ont coûté jusqu'à 100 milliards de dollars à l'économie des États-Unis. Qui plus est, puisque le virus ne cesse de subir de petites mutations génétiques, les vaccins doivent être mis à jour chaque année, dans une tentative de continuer à devancer le pathogène.
Une meilleure compréhension de l'interaction entre le virus et le système immunitaire humain pourrait répondre à certaines interrogations concernant la capacité de l'organisme à contourner nos défenses. Tel est l'objectif de l'équipe coordonnée par le professeur Matthew Colin, de l'Université de Newcastle. L’équipe a commencé ses recherches par l’étude du premier point de contact entre le virus et notre système immunitaire : les cellules dendritiques du poumon.
Le rôle principal des cellules dendritiques (CD) est de se saisir des particules envahissant le corps et de les traiter pour les présenter à leur surface, un signal qui va activer une réponse immunitaire chez d'autres cellules. Au moyen d'outils bioinformatiques innovants, le laboratoire de Matthew Collins a identifié deux sortes de CD chez l'être humain qui semblent avoir des fonctions distinctes dans la résistance à l'infection par la grippe A. Cela a d'abord été observé chez la souris et va rendre possible la détermination des rôles précis des types de CD dans la lutte contre le virus. Dans ce but, Matthew Collin utilisera une méthode appelée déplétion inductible, qui consiste à déclencher artificiellement la régression de chacun des types de cellule dendritique en question, afin d'établir les conséquences de leur absence sur la réponse immunitaire à la grippe A.
Les conclusions qui seront tirées de ces études sur les souris devront être adaptées en retour pour l'être humain, afin de mettre en lumière la façon dont le virus rend les gens malades. Des tests supplémentaires concernant cette étape cruciale devront être réalisés sur des CD humaines cultivées en laboratoire, ainsi que sur des souris « humanisées » de manière innovante, auxquelles sont greffées des cellules dendritiques de poumon humain.
Les travaux de Matthew Collin devraient enfin améliorer considérablement notre connaissance du rôle précis des cellules dendritiques du poumon dans le déclenchement des défenses contre une infection par la grippe A. Des stratégies plus adaptées pourraient ainsi être mises en œuvre pour la conception de vaccins, une nécessité qui n'est pas prête de s'estomper dans le futur.

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