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Environnement

Favoriser la préservation de la biodiversité dans les forêts tropicales de l’Asie du Sud-Est

Oliver wearn

Nationality British

Year of selection 2016

Institution Institute of Zoology, Zoological Society of London

Country United Kingdom

Risk Environnement

Post-Doctoral Fellowship

2 years

130000 €

À travers le monde, les forêts tropicales sont de plus en plus fragmentées et submergées par les activités humaines. La déforestation, l’agriculture et les plantations d’arbres grignotent progressivement la forêt, en ne laissant que des îlots de terres naturelles vierges. En dépit des risques considérables que cela représente pour les populations fauniques, notre capacité à évaluer les dommages tant à court terme qu’à long terme est actuellement des plus médiocre. En Asie du Sud-Est, où le taux de recul et de dégradation des forêts au cours des récentes décennies est le plus élevé au monde, il est urgent de développer davantage d’expertise en la matière. Le Dr Oliver Wearn vise à contribuer à combler cette lacune. Son objectif est de créer des modèles capables de prévoir l’évolution des populations fauniques dans les paysages fragmentés, afin d’évaluer les risques de pertes de biodiversité à court et long termes.

Rattraper le retard en matière de recherche sur les paysages fragmentés en Asie du Sud-Est

« Alors que la quantité de données collectées sur la fragmentation en Amérique latine est relativement importante, les connaissances pour l’Asie du Sud-Est sont beaucoup plus limitées, avec juste des études qui présentent un instantané de la situation sur des points parsemés de la région » observe le Dr Oliver Wearn. « J’aimerais déterminer si de petits espaces protégés, ainsi que les terres laissées à l‘abandon par l’industrie, peuvent permettre de protéger les espèces dans le futur. C’est en collectant des données dans les divers paysages de la région et en élaborant des modèles statistiques que nous serons capables de répondre à cette question. » Pour créer ces modèles, une grande partie de son travail consistera à collecter de nouvelles données sur la biodiversité, avec une attention particulière aux mammifères, grâce au recours aux pièges photographiques, aux vues aériennes et à la capture d’animaux vivants.

En plus de donner un tableau plus complet des effets de la fragmentation en Asie du Sud-Est, le projet du Dr Oliver Wearn se démarque des autres travaux de recherche en raison de l’inclusion d’une composante temporelle. En effet, ses modèles ne seront pas uniquement alimentés par des observations sur le terrain, mais aussi par les données historiques sur les paysages. « C’est en connaissant le passé que nous pouvons mieux prédire l’avenir », invoque le Dr Wearn. Pour atteindre cet objectif, le projet s’appuiera sur les données historiques collectées dans la région, ainsi que sur d’anciennes images satellite et vues aériennes, dont les archives de la NASA en accès libre.

Fournir un cadre pour une politique et une prise de décision efficaces

Les recherches du Dr Wearn revêtent une portée considérable. La perte de biodiversité entraîne d’innombrables conséquences négatives sur les populations fauniques telles qu’une réduction de la zone d’habitat, l’isolement des populations, les changements environnementaux et la consanguinité. Par ailleurs, la faune et la flore ne sont pas les seuls dommages collatéraux. La fragmentation représente également un risque important pour la société et les hommes en termes de santé et de bien-être. En créant des modèles capables de prévoir efficacement la persistance de la biodiversité en Asie du Sud-Est, l’objectif à long terme du Dr Oliver Wearn est d’éclairer les décisions touchant à la politique dans cette région. « Mon objectif est de fournir un cadre aux gouvernements, à l’industrie et aux autres parties prenantes afin de les aider dans leurs prises de décisions », explique-t-il. Ce projet présentera donc des recommandations claires pour les utilisateurs finaux, mais aussi pour les gestionnaires des espaces protégés et les programmes de certification de durabilité.