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Environnement

Réponses microévolutives au changement climatique dans les populations sauvages

Patricia brekke

Nationality British

Year of selection 2011

Institution Institute of Zoology, Zoological Society of London

Country United Kingdom

Risk Environnement

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Qu'y a-t-il dans un nom? Ce que l'on nomme Hihi volerait-il aussi gracieusement avec d'autres gènes?

C’est le mieux adapté qui survit : cette expression ancienne sera de nouveau à l’ordre du jour du XXIIe siècle, du fait des nouvelles pressions sélectives exercées sur la vie sauvage avec les changements climatiques rapides. En effet, quand le contexte physique se transforme, les espèces doivent s’adapter pour y faire face. Comprendre ces réponses sera fondamental pour le maintien de la biodiversité et l’atténuation du changement climatique. Néanmoins, Patricia Brekke souligne qu’à ce jour, la plupart des études ont mis l’accent sur les déplacements géographiques et sur la plasticité phénotypique, tandis que le rôle de l’adaptation par l’évolution (c’est-à-dire les changements génétiques) est peu connu. De fait, on cerne mal l’importance relative de cette adaptation, et la façon dont elle interagit avec les réponses reposant sur la plasticité phénotypique. Si certains auteurs affirment que la plasticité est le principal mécanisme employé pour affronter le changement climatique, d’autres estiment que l’adaptation est la clé, dans la mesure où à long terme, elle est essentielle pour s’acclimater à l’évolution de l’environnement.


Finalement, il importe avant tout de comprendre comment les espèces sauvages répondent au changement climatique quand il leur est presque impossible de changer de zone (par exemple les populations insulaires ou fragmentées), car c’est le cas de bon nombre d’espèces menacées. Or, les lacunes en la matière nous empêchent de prévoir et de gérer les effets du changement climatique sur la biodiversité. Les travaux de P. Brekke permettront donc de les combler en adoptant une nouvelle approche associant études sur le changement climatique et biologie de la réintroduction (transfert), avec le cas du Méliphage hihi, oiseau endémique de Nouvelle-Zélande. Le Méliphage hihi est une espèce sylvicole en danger, dont il ne reste qu’un seul peuplement autarcique sur une île. Néanmoins, cet animal a fait l’objet de plusieurs réintroductions très suivies. Outre ces données, Patricia Brekke innove en combinant le transfert expérimental et la génétique quantitative, en faisant appel à plusieurs caractéristiques du cycle biologique et à des facteurs climatiques. Cette approche pionnière vise à comprendre comment deux mécanismes différents (plastique et génétique), qui ne s’excluent toutefois pas mutuellement, peuvent expliquer les réponses évolutives observées chez les Méliphages hihi. Ainsi, cette étude fait plus qu’alimenter notre compréhension de l’adaptation au changement climatique et étayer les stratégies de gestion de la conservation et des ONG : elle fournit des données utiles pour prévoir l’évolution du climat et donc de la biodiversité.

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