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Santé

Longévité : en possédez-vous les gènes ?

Peter joshi

Nationality British

Year of selection 2017

Institution The University of Edinburgh

Country United Kingdom

Risk Santé

Post-Doctoral Fellowship

2 years

130000 €

La durée de nos vies est-elle inscrite dans notre ADN ? Le recherche montre que la longévité dépend d’une combinaison de mode de vie et de gènes. « On estime qu’environ un quart de la variabilité de l'espérance de vie est dû à la génétique », confirme le Dr Peter Joshi. « Pourtant, seuls trois gènes spécifiques ont été identifiés à ce jour comme jouant un rôle dans la longévité, et n’expliquent que très peu cette variation ». Souhaitant mettre au jour les mécanismes sous-jacents d’un vieillissement en bonne santé, le Dr Joshi réalise une étude à grande échelle pour rechercher les fondements génomiques et biologiques encore largement mystérieux de l’espérance de vie de l’être humain. Son objectif est de contribuer à une meilleure compréhension de la façon dont la longévité est génétiquement déterminée, afin de fournir des connaissances inestimables pour la médecine et les systèmes de santé.

 L’étude des gènes du vieillissement est un champ de recherche très actif, mais également très complexe. « Ce type d’étude est difficile pour deux raisons », explique le Dr Peter Joshi. « La première est que les effets de chaque gène du vieillissement sont limités. Un très grand nombre d’échantillons de données est nécessaire pour les identifier. La seconde est que pour faire un lien entre la génétique et la longévité, vous devez attendre potentiellement plusieurs décennies, avant que les sujets ne meurent. Par conséquent, ils est difficile d’obtenir des résultats à court terme.

 Jeter les bases de connaissances fondamentales en biologie

 Pour résoudre le précédent problème, le Dr Peter Joshi utilise des données fournies par UK Biobank, qui vient de publier les profils génétiques complets de plus de 500 000 personnes, âgées de 40 à 69 ans, lors de leur recrutement. Notre chercheur déterminera la durée de vie des parents des sujets – ainsi que les 50 % de l’ADN qu’ils partagent avec leurs enfants. La première phase de ce projet consistera à déchiffrer l’énorme quantité de données génomiques et relatives à l’espérance de vie fournies par UK Biobank, puis de réaliser une série de d’essais statistiques afin de mettre en évidence les gènes présentant un intérêt particulier. Ensuite, une fois la validité des résultats testée et validée à l’aide de jeux de données indépendants, l’étude se penchera sur les mécanismes par lesquels ces gènes affectent l’espérance de vie.

 Tandis que les questions de génétique fondamentale commencent à trouver des réponses aux maladies courantes telles que les maladies cardiovasculaires, les fondements génomiques de l’espérance de vie restent largement méconnus. En ce sens, le projet du Dr Peter Joshi offre des perspectives encourageantes dans le domaine, promettant de mettre au jour des fonctions biologiques fondamentales, avec des conséquences sur les prises en charge de longue durée, les maladies chroniques ainsi que la gestion des systèmes de santé.