Bannière Cookies

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites.

Santé

Coopération et lutte internationales contre les maladies face aux risques posés par l’évolution

Petra klepac

Nationality Croatian

Year of selection 2012

Institution University of Cambridge

Country United Kingdom

Risk Santé

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Contrôler l'immunisation contre les infections

Coopération et lutte internationales contre les maladies face aux risques posés par leur évolution
Dans un monde toujours plus interconnecté, le contrôle et l’élimination des maladies infectieuses nécessitent une coordination des efforts nationaux et internationaux. Les travaux de Petra Klepac combinent dynamiques épidémiologiques et théorie des jeux appliquée aux accords internationaux. Elle entend ainsi trouver un moyen d'améliorer la coopération et d'atteindre la couverture régionale en matière de vaccins nécessaire à un contrôle efficace des maladies infectieuses, et possiblement leur élimination. Les résultats de ses travaux pourraient avoir des retombées sur la santé publique, avec des applications pour les maladies touchant les êtres humains comme les animaux.


Semaine de la Vaccination: A quoi sert la vaccination?
Propos recueillis par Olivier Monod, publié le 25/04/2014 à 16:20
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/a-quoi-sert-la-vaccination_1511433.html#QygiUmEbq4ve772I.99
Faut-il vacciner les plus contagieux ou les plus nombreux? Quelle coopération à l'échelle des Etats? A l'occasion de la Semaine de la vaccination, Petra Klepac, chercheuse à l'université de Cambridge soutenue par le Fonds AXA pour la Recherche, répond à ces questions pour Chercheurs d'actu.

La vaccination peut-elle permettre d'éradiquer complètement une maladie?
Cela dépend en grande partie des caractéristiques du microbe responsable de la maladie. La variole a pu être éliminée car il s'agissait d'une maladie très reconnaissable et qui touchait uniquement les humains. Mais il est plus compliqué d'éradiquer une maladie dont le vecteur passe une partie de son cycle de vie dans d'autres espèces, comme le paludisme par exemple, qui se transmet par un moustique.

Quel pourcentage de la population doit être vacciné pour éviter qu'une maladie, comme la grippe par exemple, ne se répande?

Cela dépend de la vitesse de transmission. Pour la grippe, un malade va contaminer moins de 2 personnes. Statistiquement, il suffit donc de protéger la moitié de la population pour éviter l'épidémie. La rougeole pose plus de problèmes. Un malade va infecter jusqu'à 15 personnes. Il faut donc vacciner 14 personnes sur 15 dans la population. Et encore, ces calculs partent du principe que le vaccin procure une immunité à vie. La réalité n'est pas aussi simple. Parfois il faut plusieurs doses de vaccins, parfois il faut faire des rappels, parfois le pathogène mute... Au final, la lutte contre une maladie est un équilibre entre le coût de la maladie et le coût de la protection...

Existe-t-il des stratégies de lutte à moindre coût?

Vaut-il mieux protéger les personnes chez qui la maladie va être la plus aiguë ou les personnes qui sont les plus susceptibles de contracter la maladie et de la transmettre, sans que cela ait forcément de graves conséquences pour eux? Dans le cas de la grippe, les enfants propagent le virus, mais les symptômes sont particulièrement sévères chez les personnes agées. Les modèles montrent que l'on peut arrêter la maladie en utilisant moins de vaccins si l'on se concentre sur la protection des enfants.

Il s'agit d'un raisonnement à l'échelle nationale ou internationale, pas au niveau individuel…

En effet, sur le plan individuel, le vaccin est un excellent moyen de se protéger face à une maladie. Au niveau d'une population, il s'agit d'une arme pour lutter contre un pathogène et atteindre une "immunité collective".

Les maladies sont des phénomènes transnationaux. Comment les pays collaborent-ils en matière de vaccination?

Les politiques sont menées à l'échelon national. Les modèles montrent qu'il serait plus efficace et moins coûteux de mettre en commun les efforts et les ressources, mais il n'existe pas de structure supra-nationale pour coordonner l'ensemble. Le problème est le même pour les questions climatiques d'ailleurs... Les conséquences peuvent être dommageables. L'afflux de migrants engendré par le conflit syrien a conduit à un retour de la polio dans des zones où elle avait disparu...
En ce moment, je travaille avec Bryan Grenfell et Ramanan Laxminarayan pour déterminer si la "théorie des accords internationaux", développée en matière environnementale, peut avoir des application en matière de politique internationale de santé.
Find out more at: http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/a-quoi-sert-la-vaccination_1511433.html#WtPuPQ73mFiCkmRp.99

Parcours de chercheuse

Petra Klepac n'a jamais su choisir entre les mathématiques et la biologie. "Cela explique que je travaille sur des questions biologiques avec des outils mathématiques. La dynamique des maladies fait appel à des notions de plusieurs disciplines, ce qui la rend très intéressante". Dans un contexte de restriction des fonds attribués à la recherche, Petra s'estime "chanceuse" d'être soutenue par le Fonds AXA pour la Recherche. “Aujourd'hui, la recherche est un secteur d'incertitude et de compétition. Nous sommes amenés à être très mobiles et à changer de continent, s'il le faut, pour poursuivre nos travaux.”

Pour ajouter ou modifier une information de cette page, vous pouvez nous contacter à l'adresse suivante : community.research@axa.com