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Environnement

Jusqu'à quel point peut-on prévoir le déclin et la réintroduction des espèces ? Évaluation des menaces écologiques pesant sur les écosystèmes complexes

Phillip staniczenko

Nationality British

Year of selection 2013

Institution University College London

Country United Kingdom

Risk Environnement

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Prédire l’avenir compliqué de nos écosystèmes complexes

Et votre écosystème local, vous y pensez ? L’être humain dépend en effet des services que lui rend son écosystème au travers d’un réseau complexe d’interactions au sein d’une communauté faite de nombreuses espèces animales et variétés de plantes. La pollinisation, la formation des sols, le cycle des nutriments, la régulation des nuisibles… Enlevez un seul élément de la chaîne, par exemple en cas d’extinction d’une espèce, et des processus aussi vitaux que ceux-ci pourraient ne plus fonctionner. Les activités humaines étant, entre autres, des facteurs d’accélération du réchauffement climatique et de la déforestation, il est crucial de pouvoir prédire leurs conséquences sur les écosystèmes de manière plus fiable.
Phillip Staniczenko est physicien et utilise les mathématiques pour étudier l’écologie : il applique la théorie des réseaux aux très nombreuses données recueillies par les écologistes sur l’environnement. Le chercheur élabore des méthodes innovantes qui permettent d’obtenir un panorama plus complet des interactions au sein des écosystèmes et ainsi d’élaborer des prédictions plus fiables. Par exemple, la plupart des estimations des risques d’extinction d’une espèce ou variété se basent sur l’état de l’environnement sans prendre en compte l’ensemble des interactions dans lesquelles l’espèce ou la variété est impliquée. L’approche de Phillip Staniczenko permet d’inclure des facteurs fondamentaux tels que la présence ou l’absence de la proie d’un prédateur dans un écosystème donné. Son travail va même plus loin car il prend en compte la force respective de ces connexions. De telles informations permettront aux écologistes de savoir quelles données sont les plus importantes pour obtenir des prédictions significatives. Grâce aux méthodes qu’il développe, Dr Staniczenko a d’ores et déjà pu prédire les effets de la déforestation sur une communauté d’insectes qui agit comme un régulateur majeur sur des nuisibles en Equateur. Il souhaite désormais explorer les effets produits par la non prise en compte des interactions au sein d’écosystèmes : cela nous a-t-il fait systématiquement surestimer ou sous-estimer les risques d’extinction ? La réponse à cette question pourrait avoir de fortes implications, pour ces espèces comme pour leurs écosystèmes et pour nous-mêmes.

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