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Santé

Vaccins antipaludéens : voie rationnelle pour l'identification de vaccins candidats contre l'infection au stade pré-érythrocytaire

Robert menard

Nationality French

Year of selection 2011

Institution Institut Pasteur

Country France

Risk Santé

AXA Projects

3 years

358000 €

Vaincre le cheval de Troie du paludisme avant qu'il n'attaque

Bien que le paludisme ait été éradiqué dans de nombreuses parties du globe, la maladie ne cesse de faire des ravages et de tuer en Afrique et en Asie du Sud-Est, responsable de quelque 627 000 morts par an d'après l'Organisation mondiale de la Santé. Le cycle de vie du parasite du paludisme est complexe, ce qui aide à comprendre pourquoi les scientifiques n'ont toujours pas développé de vaccin qui protégerait les victimes, dont environ 80 % sont des enfants. Aujourd'hui pourtant, une équipe de recherche coordonnée par le professeur Robert Ménard cherche à percer le mystère du fonctionnement du parasite du paludisme et, ce faisant, à produire les connaissances fondamentales nécessaires au développement d'un vaccin.
Reconnu mondialement pour ses travaux révolutionnaires, qui ont permis de suivre et même de filmer en temps réel le parasite du paludisme en train d’envahir le corps humain, Robert Menard se penche à présent sur la première étape cruciale de la maladie, lorsque le cheval de Troie du paludisme a pénétré le corps mais n'a pas encore déclenché son cycle destructeur. À ce moment, le parasite du paludisme a été injecté sous la peau et entre dans le sang à partir de la salive d'un moustique, mais n'a pas encore atteint le foie. Lorsque le parasite atteint le foie, il infecte et tue les cellules hépatiques, puis retourne au circuit sanguin pour infecter et tuer les globules rouges, la maladie récoltant ainsi son tribut souvent mortel.
De précédents travaux de recherche ont montré qu'il était possible de perturber le cycle de vie du parasite pendant cette première période relativement courte et d'empêcher ainsi l'attaque suivante visant les globules rouges. Cependant, la recherche existante n'est qu’empirique : personne n'est encore capable d'expliquer comment ce mécanisme fonctionne. C'est ce que Robert Ménard et son équipe cherchent à comprendre et c’est ce qui rend leur approche aussi intéressante. Établir pourquoi et comment certains antigènes protègent du parasite du paludisme permettrait de disposer des connaissances fondamentales nécessaires au développement d'un vaccin.
De plus, au moyen de puissantes techniques de génétique moléculaire et d’imagerie, Robert Ménard compte pousser ses recherches encore plus loin en testant individuellement des antigènes pour évaluer leur efficacité respective. L'objectif est d'identifier l'antigène le plus efficace afin de s'en servir comme base d'un vaccin contre le paludisme, longtemps hors de portée de la médecine.

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