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Socio-Economie

Migration forcée, risques environnementaux et conflits

Simon hug

Nationality Swiss

Year of selection 2011

Institution University of Geneva

Country Switzerland

Risk Socio-Economie

AXA Projects

2 years

160000 €

Etude du lien entre la migration forcée et les conflits

Les réfugiés sont considérés à juste titre comme des victimes de persécutions et de guerres ; néanmoins, des travaux récents suggèrent qu’ils jouent peut-être également un rôle actif dans la dynamique des conflits. Pour autant, les mécanismes associant les réfugiés et les conflits restent mal cernés. Par ailleurs, plusieurs décideurs et activistes ont récemment donné l’alerte en affirmant que les flux de populations déplacées devraient s’accentuer fortement au fil des prochaines décennies, à cause du changement climatique. Cela pourrait aggraver le risque de conflits en augmentant la concurrence autour de ressources qui s’appauvrissent inexorablement. Bien qu’il soit largement admis que l’environnement et l’identification des sites où s’installent les réfugiés jouent tous deux un rôle important dans la relation entre la migration forcée et la diffusion d’un conflit, peu d’initiatives ont été engagées pour examiner ces postulats.
Or, c’est bien la question que posent le professeur Simon Hug et son équipe. Ils soulignent que malgré les nombreuses recherches portant sur la migration induite par les conflits et sur la diffusion de ces derniers, peu d’études se sont penchées sur la relation entre les deux. De plus, les recherches se sont limitées à l’échelle nationale en abordant uniquement les migrations faisant suite aux conflits. C’est pourquoi ce projet adopte une approche éclatée en évaluant non seulement l’incidence de la localisation spatiale des réfugiés sur le risque de conflit, mais aussi en déterminant si la migration environnementale comporte des risques de diffusion des violences similaires à la migration forcée par les conflits. Ainsi, avec l’aide de réseaux de recherche internationaux et européens, et à partir des données du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et d’autres parties intéressées,
Simon Hug et son équipe cherchent à combler les lacunes en compilant des séries de données spatiales sur les personnes déplacées – que ce soit à cause de conflits ou de l’environnement – afin de dégager d’éventuelles corrélations. Grâce à leurs travaux innovants et au caractère interdisciplinaire marqué de ces recherches associant géographie, sciences politiques, ainsi que l’étude des conflits et de l’environnement, Simon Hug et son équipe s’emploient à évaluer précisément les mécanismes par lesquels la migration forcée pourrait influencer la probabilité de conflits violents. Aux mains des responsables internationaux chargés de gérer les crises et de prendre des décisions, ces résultats contribueraient non seulement à l’identification des risques, mais aussi à leur prévention.

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