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Santé

Jeux d'enfants et santé publique : perspective kényane sur la lutte contre l'obésité à travers des «jeux actifs»

Stephanie alexander

Nationality Canadian

Year of selection 2015

Institution Fondation Maison des Sciences de l'homme (FMSH)

Country France

Risk Santé

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

L'énergie des enfants semble parfois sans limites. Combien de fois avons-nous entendu des parents dire « va t'amuser dehors ! » ? Récemment, le concept de jeux actifs a été officiellement reconnu comme un moyen de combattre l'obésité infantile, principalement dans des pays à haut revenu. Le docteur Stephanie Alexander étudie l'émergence de ce phénomène et comment celui-ci transforme la nature du jeu et des loisirs des enfants. Sa recherche se concentre sur son impact sur le bien-être de l'enfant, les conséquences inattendues qu'il pourrait avoir, et comment celles-ci pourraient varier en fonction du contexte dans lequel les jeux actifs sont encouragés. A travers cette recherche, elle souhaite comprendre comment les programmes d'activité physique pour enfants conceptualisent les indicateurs d'activité physique, par exemple à travers des termes comme « jeux actifs », et observer comment les jeux d'enfants sont intégrés dans des programmes de santé publique et d'activité physique.
Le point de départ du docteur Alexander a été une organisation appelée Active Healthy Kids Canada (Enfants Actifs et en Bonne Santé Canada), qui a récemment cessé son activité, et formulait des recommandations pour « rendre les enfants actifs » sous forme de « Bulletins » nationaux. La chercheuse souhaite savoir comment se sont développés ces Bulletins canadiens et comment ceux-ci ont été présentés à d'autres pays. Son travail va alors la mener au Kenya et en Afrique du Sud, où elle effectuera un travail de terrain ethnographique. En réalisant dans ces pays des entretiens avec des personnes qui développent des « Bulletins d'Activité Physique » nationaux, elle souhaite comprendre comment les indicateurs d'activité physique des enfants, comme les jeux actifs ou les déplacement actifs, sont conceptualisés dans des contextes africains : comment ceux-ci sont développés et utilisés pour encourager l'activité physique et lutter contre l'obésité, comment ceux-ci sont présentés aux familles et comment le concept spécifique de jeu actif est mesuré et évalué, une tâche difficile de par nature.

Autre point important de la recherche du docteur Stephanie Alexander : le point de vue de l'enfant. Faisant appel à des méthodes visuelles, peu utilisées dans le domaine de la santé publique, elle va demander à 15 enfants issus de milieux urbains et ruraux de prendre des photos et parler de leur façon de jouer. Ces photos vont servir de support pour susciter des discussions naturelles avec les enfants, sur leur quotidien et sur leurs formes de jeux et de loisirs. Ces points de vue sont importants, car les vies quotidiennes et façons de passer son temps libre au Kenya et en Afrique du Sud sont très différentes de celles du Canada, et les enfants ont une notion différente de ce que « jeux actifs », loisirs et activité physique veulent dire. Échanger avec des chercheurs, des familles et des enfants aide également la chercheuse à comprendre les différents types de risques (sociaux, environnementaux, criminalité) auxquels les enfants peuvent être confrontés et comment ceux-ci vont à l'encontre des initiatives qui encouragent les jeux en extérieur et l'activité physique ou, au contraire, sont pris en compte par celles-ci.

Le docteur Alexander espère que ses travaux de recherche donneront à ceux qui travaillent sur la promotion de l'activité physique des enfants de nouveaux points de réflexion sur comment leur travail modèle le temps libre des enfants. De façon plus générale, elle considère son travail comme un acte de défense des droits des enfants, qui fait entendre leurs voix.

Titre scientifique : Mondialisation du “jeu actif” pour prévenir les risques d'obésité infantile : la santé physique est-elle la seule en danger ?

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