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Environnement

De Minuscules particules issues du feu à l’impact climatique gigantesque

Ville vakkari

Nationality Finnish

Year of selection 2015

Institution Finnish Meteorological Institute

Country Finland

Risk Environnement

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Les prévisions de la qualité de l’air, destinées à nous prévenir de la présence de pollution dangereuse dans l’atmosphère, pourraient mal évaluer les risques en cas d’incendies importants. En effet, de très nombreuses particules minuscules et des gaz à l’état de traces sont libérés par la fumée des incendies. Ces derniers s’accumulent, interagissent et mutent avec le temps. Les modèles actuels qui prédisent la qualité de l’air dans des régions proches de zones touchées par des incendies ont tendance à sous-estimer le nombre de particules libérées dans l’atmosphère. C’est donc aux chercheurs de rectifier ce nombre. Pour améliorer ces prévisions locales et comprendre comment la présence de ces substances dans l’atmosphère affecte le climat mondial, le docteur Ville Vakkari adopte une approche innovante.

Le chercheur produit de toutes nouvelles informations en associant des mesures prises au sol de particules en suspension dans la fumée et des données satellites capables d’identifier l’incendie dont elles proviennent. Ces dernières données lui permettront d’établir une corrélation entre les caractéristiques des particules et l’âge du feu, le type d’environnement consumé ou encore si l’incendie prenait la forme de flammes importantes ou s’il brûlait lentement. Toutes ces données présentent des indices quant à la nature et au nombre de particules libérées dans l’atmosphère et à leur devenir.

Les protagonistes de cette histoire sont les particules d’aérosols produites par le feu. De la taille d’un nanomètre (un milliardième de mètre), on trouve ces particules par milliers dans chaque centimètre cube d’air. Les gaz ont leur rôle à jouer également et leurs interactions avec les particules ou la lumière du soleil peuvent provoquer des réactions chimiques et potentiellement faire grossir ces particules et ainsi les faire influer sur le climat ou encore générer de nouvelles particules. Identifier les particules présentes et leur quantité respective est crucial pour le docteur Vakkari en raison de leurs effets sur le climat qui peuvent changer du tout au tout d’une particule à l’autre. Par exemple, la suie absorbe les radiations solaires et provoque donc un réchauffement, tandis que d’autres particules, dont des particules secondaires, reflètent cette radiation et provoquent a contrario un refroidissement. Davantage de particules dans l’atmosphère peuvent également rendre les nuages plus persistants et plus brillants, deux facteurs potentiels de refroidissement. « Dans les deux cas, la question est de savoir comment les propriétés des particules changent durant le transport du panache de fumée, » explique le docteur Vakkari. Il ajoute : « brûler des résidus de récolte est une pratique agricole courante à travers le monde, mais ce n’est pas forcément une bonne chose. » Si l’on ajoute que le risque d’incendies naturels liés à la sécheresse est accru en raison du changement climatique, nous avons tout intérêt à comprendre l’action de ces minuscules particules issues du feu dans notre atmosphère.

Titre scientifique : Evolution atmosphérique d’émissions de combustion de biomasse

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