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Environnement

Menaces sur la stabilité du carbone accumulé dans les tourbières tropicales soumises à la déforestation et au drainage : mesure des échanges de gaz à effet de serre face aux changements

Vincent gauci

Nationality British

Year of selection 2012

Institution the Open University

Country United Kingdom

Risk Environnement

AXA Projects

4 years

348996 €

Transformations des zones humides tropicales : ça sent le gaz

Les zones humides tropicales méritent d’être connues à plusieurs titres, pour le meilleur et pour le pire. Elles renferment en effet non seulement l’une des plus riches biodiversités de la planète, mais aussi l’une des réserves de gaz à effet de serre (GES) les plus importantes, contenue dans la végétation et dans le sol. En parallèle, leurs écosystèmes font partie des plus vulnérables de la planète face à la variabilité climatique, au changement climatique sur le long terme et à la transformation de l’environnement par l’être humain. La proximité de ces zones avec des régions à la population dense et à la croissance économique extrêmement rapide telles que l’Indonésie présente un risque à la fois pour elles et pour le reste de la planète : lorsque des zones humides sont drainées et déforestées pour l’activité humaine, elles risquent davantage les incendies, qui peuvent à leur tour relâcher des quantités considérables de carbone dans l’atmosphère. Les conséquences ne s’arrêtent cependant pas là ; Vincent Gauci cherche précisément à découvrir ce qu’il se passe après que ces réservoirs essentiels de gaz à effets de serre sont altérés.
Nous savons d’ores et déjà que les émissions de GES dans les zones humides se font par voies aérienne et aquatique, car le carbone du sol se déverse dans les cours d’eau. La façon dont ce phénomène se déroule en cas de déforestation et d’incendie reste encore à être étudiée. Vincent Gauci pense que ne pas prendre en compte la voie d’émission aquatique nous fait sous-estimer considérablement la quantité de GES pouvant participer au changement climatique libérée dans l’atmosphère. L’équipe du chercheur a développé des techniques pour mesurer les GES, en l’occurrence, du dioxyde de carbone et du méthane, qui s’échappent vers la surface de l’eau à partir d’une voie d’émission peu connue : les troncs d’arbre. Leur projet actuel sur l’île de Bornéo permettra de déterminer la part de niveaux atmosphériques de ces gaz par rapport à la quantité de ceux-ci qu’il reste dans l’eau et devrait plutôt se diriger vers les abysses océaniques.
Vincent Gauci compare ces mesures entre zones humides à différents stades de transformation, de vierges à déforestées et incendiées. Les données récoltées jusqu’ici démontrent qu’il existe des différences significatives dans la quantité de dioxyde de carbone émise par des canaux de drainage des zones humides. En quantifiant précisément l’impact de l’action humaine sur les sols de ces importants et productifs écosystèmes, l’équipe de Vincent Gauci poduit des informations pouvant s’avérer vitales pour les décideurs politiques qui déterminent où et comment le sol peut être utilisé par les populations, ou, au contraire, préservé.

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