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Santé

Une amélioration dans l'imagerie moléculaire du cancer du sein : la tomographie par émission de positons à 1 mm de résolution

Virginia spanoudaki

Nationality American

Year of selection 2008

Institution Stanford University

Country United States

Risk Santé

Post-Doctoral Fellowship

2.5 years

120000 €

Techniques d'imagerie 3D pour le traitement du cancer

La mammographie est une méthode largement utilisée dans la détection et le dépistage des cancers du sein non palpables ; le taux détections erronées est cependant très élevé (autour des 80%). Virginia Spanoudaki travaille sur la conception d'une technique d'imagerie en médecine nucléaire à haute résolution spatiale pour le cancer du sein, qui permet d'obtenir des images en trois dimensions. Cette technique devrait d'améliorer le traitement du cancer du sein et pourra être utilisée conjointement avec les méthodes d'imagerie existantes. Le système est actuellement en cours d'évaluation.
Virginia Spanoudaki bénéficie d’une bourse postdoctorale qui lui permet de participer au programme d’imagerie moléculaire MIPS (mips.stanford.edu) de l’université Stanford (Californie, États-Unis). En dehors de ses activités de recherche, Virginia donne des cours et participe à de nombreuses activités universitaires.

“Je contribue actuellement au développement d’une nouvelle solution d’imagerie médicale par tomographie qui, en cas de succès, devrait améliorer considérablement la qualité et précision des images – en particulier en matière de cancers du sein. Cette nouvelle technique permet de préciser la biologie de la maladie bien avant l’apparition de modifications structurelles.
Le développement de technologies susceptibles de faciliter la gestion de maladies telles que le cancer du sein peut se heurter à de nombreux problèmes scientifiques et humains. Si l’on considère le cancer du sein, par exemple, on constate de nombreuses difficultés en matière de détection, de diagnostic et d’évaluation du stade de développement de la maladie.
L’examen mammographique est considéré comme la meilleure solution de détection pour les cancers du sein non palpables, mais les technologies actuelles présentent un taux très élevé (environ 80 %) de faux positifs ! Chaque année, aux États-Unis, 600 000 biopsies sont exécutées sans justification, qui coûtent chacune entre 1 000 et 3 000 dollars.
En combinant la physique, l’ingénierie et la biologie, nous nous efforçons d’appliquer certains principes physiques à l’imagerie des maladies humaines. L’imagerie médicale est un champ de recherche très actif, avec de nombreux centres dans le monde, et l’instrumentation est l’une de ses nombreuses facettes. Notre laboratoire est spécialisé dans le développement de nouvelles technologies de détection applicables à la tomographie par émission de positons (TEP). La TEP est une technologie d’imagerie moléculaire non invasive capable de proposer une identification des cancers plus précise que les autres modalités d’imagerie en raison de sa capacité unique à détecter et visualiser l’accroissement des modifications biochimiques dans les tissus malins (par rapport aux tissus sains) avant l’apparition de modifications structurelles.
La TEP est utilisée pour le diagnostic et la détermination des différents stades d’une maladie cancéreuse, et dans le suivi des trai tements. Cette technologie se prête à un grand nombre d’applications dans le domaine de l’oncologie, la neurologie et la cardiologie. Ce que j’apprécie particulièrement dans ma spécialité de recherche, c’est sa pluridisciplinarité : le laboratoire d’instrumentation en imagerie moléculaire (MIIL) du professeur Levin, dans lequel j’effectue actuellement mon postdoctorat, comprend des physiciens et des ingénieurs en électricité, informatique, mé ca ni que, matériaux et biomédecine. Par ailleurs nos travaux nous amènent à travailler et à collaborer avec des biologistes, des chimistes et des médecins. Nous pouvons ainsi partager nos compétences respectives et notre expérience scientifique. J’apprécie tout particulièrement la pluridisciplinarité d’une spécialité telle que l’imagerie moléculaire.
Je diffuse les résultats de mes recherches dans des revues scientifiques, ou lors de conférences qui me permettent de présenter certains des résultats obtenus. Ce sont les moyens habituels par lesquels nous échangeons nos idées entre scientifiques internationaux et constituons un réseau solide. L’une de ces conférences est l’IEE Medical Imagery Conference (je vous conseille le site www.nssmic. org).”

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