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Santé

Mieux vieillir grâce à un « correcteur » d’ADN plus performant

Francesca baggio

Nationality Italian

Year of selection 2015

Institution Max-Planck-Institute for Biology of Ageing

Country Germany

Risk Environmental risks

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Avant que vous puissiez lire ce texte, celui-ci a été vérifié par un relecteur. De la même façon, vos cellules dépendent d’une relecture qui permet d’identifier toutes les erreurs qui pourraient survenir lors de la copie de l’ensemble de l’ADN, avant la division cellulaire. Mais à l’instar des petites fautes de frappes qui peuvent échapper à la vigilance du relecteur le plus aguerri, des erreurs cellulaires peuvent survenir, et pourraient bien être intimement liées au vieillissement. Le docteur Francesca Baggio étudie ce scénario pour un type d’ADN spécifique qui se situe à l’intérieur des mitochondries, le siège de la production d’énergie cellulaire. Ces structures ont la spécificité de posséder leur propre matériel génétique, appelé ADNmt. De précédentes études ont montré que des souris avec un système de relecture d’ADNmt défectueux développaient une série d’erreurs et vieillissaient prématurément. Francesca Baggio souhaite savoir si le même phénomène est impliqué dans le processus de vieillissement normal. Si tel est le cas, elle pourrait être en mesure de trouver une façon de retarder son apparition et ainsi de nous permettre de vivre plus longtemps et en meilleure santé.
En effectuant ses recherches sur les drosophiles, qui utilisent une enzyme similaire à celle des mammifères pour effectuer la relecture de l’ADNmt, la chercheuse souhaite observer si les individus vivent plus longtemps lorsqu’ils accumulent moins d’erreurs. Des analyses génétiques lui permettront ensuite de rechercher de nouvelles molécules qui altèrent le vieillissement en intensifiant ou en réduisant l’activité de cette enzyme. Clarifier le lien entre les mitochondries dysfonctionnelles et le vieillissement pourrait permettre à Francesca Baggio de mieux comprendre comment se déroule ce processus et de découvrir de nouvelles cibles potentielles pour le traitement de maladies liées à l’âge. Le poids de ces troubles est immense et augmente d’année en année. La démence a par exemple touché près de 44 millions de personnes dans le monde en 2014, un nombre qui devrait tripler d’ici 2050. Son coût de 604 milliards de dollars en 2010 ne peut donc qu’augmenter si aucun traitement préventif n’est découvert. La recherche du docteur Baggio pourrait ainsi ouvrir la voie à de nouvelles façons d’aborder ces défis liés à l’âge et répondre à des préoccupations tant médicales qu’économiques et sociétales.

Titre scientifique : Identification de nouveaux gènes modulant la dysfonction mitochondriale liée au vieillissement

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